2016. ÏT. ITINÉRAIRE(S)

decolonial /film /hybridation /installation /living-ecology

 ITINERARIES


ITINERARIES is a film and immersive video installation that reimagines the Caribbean as a relational and decolonial archipelago shaped by movement, memory, and exchange. Through nonlinear imagery and a polyrhythmic soundscape, the work constructs a sensitive counter-cartography where everyday gestures, portraits, and ritual forms become living archives. Inspired by Édouard Glissant’s philosophy, it challenges fixed and exoticized representations, revealing identities formed through circulation, opacity, and historical entanglement. By recontextualizing fragments of daily life within shifting landscapes, the installation transforms space into a site of resistance, inviting viewers to experience the Caribbean as a dynamic field of memory, presence, and reappropriation.

 

Maquette, simulation numérique d’installation vidéo sonore implantée dans l’architecture, 2026 © José Man Lius

 

ITINÉRAIREs


Une cartographie décoloniale de l’archipel caribéen
Film et installation vidéo, 2015–2022

 

ITINÉRAIREs envisage la Caraïbe comme un espace de circulations, d’échos et de survivances. À distance des représentations figées et exotisantes, l’œuvre déploie une cartographie sensible dans laquelle des fragments de mémoire composent l’histoire discontinue d’un archipel traversé par les déplacements, les résonances et les relations.

 

 

Par une écriture visuelle non linéaire et une structure sonore polyrythmique, José Man Lius élabore une géographie relationnelle qui dialogue avec la pensée d’Édouard Glissant. L’œuvre fait apparaître la Caraïbe comme un monde archipélique, où les identités se construisent dans la circulation, l’opacité, l’imprévu et l’échange.

 

 

Le film s’attache à des objets du quotidien, des portraits et des gestes rituels filmés dans l’intimité des lieux. Déplacés, recontextualisés et réinscrits dans le paysage naturel ou urbain, ces éléments transforment l’espace filmé en zone de résistance face aux narrations dominantes. Les interventions in situ — pupitres, signes, présences furtives — agissent comme des marqueurs de réappropriation et révèlent ce qui demeure souvent hors champ dans les récits institutionnels.

 

Photographie numérique. Installation éphémère contextualisé dans des territoires, 2026 © José Man Lius

 

En rompant avec la linéarité occidentale, ITINÉRAIREs propose une temporalité fragmentée où les scènes ordinaires acquièrent une puissance mythique et où les gestes du quotidien deviennent des formes d’archive des émotions. La composition sonore, faite de voix, de souffles, de pulsations et de rythmes décalés, inscrit cette pluralité dans une dynamique polyrythmique qui évoque à la fois la mobilité caribéenne et les traces persistantes de l’histoire coloniale.

 

 

Conçue comme une contre-cartographie, l’œuvre interroge les cadres de représentation, les régimes de visibilité et l’effacement des mémoires minorées. Par son dispositif hybride, ITINÉRAIREs invite le public à une expérience à la fois politique et poétique, où l’image devient un espace d’écoute des territoires, des corps et des imaginaires qui composent la Caraïbe contemporaine.

 

Données techniques


Installation vidéo
Boucle de 6 min. HD. 16:9
Dim.30 min.  400m2.
2016–2022

 

Maquette, simulation numérique d’installation vidéo sonore implantée dans l’architecture du Old mild museum. Dominique. 2016 © José Man Lius

 

CRÉDITS :


ITINÉRAIREs, une histoire archipélique
Un film de José Man Lius
Un texte de Michael Martial
Une interprétation d’Émilie Benoît
Des portraits de gens d’ici et d’ailleurs
Femme éventail : Émilie Benoît
Femme arbre : Clémentine Balair, chorégraphe Butö
Femme mangrove : Nathalie Hainaut
Médaillons : Daniel Dabriou, Diane Hugé,
Ronald Cyrille, Patricia Terriere
Homme coquillage : Christian
Enfant navire : Aurélien

 

 

ITINERARIES


A Decolonial Cartography of the Caribbean Archipelago
Film and video installation, 2015–2022

 

ITINERARIES approaches the Caribbean as a space of circulation, echoes and survivals. Moving away from fixed and exoticizing representations, the work unfolds a sensitive cartography in which fragments of memory compose the discontinuous history of an archipelago shaped by movement, resonance and relation.

Through a nonlinear visual language and a polyrhythmic sound structure, José Man Lius develops a relational geography in dialogue with the thought of Édouard Glissant. The work presents the Caribbean as an archipelagic world, where identities emerge through circulation, opacity, unpredictability and exchange.

 

 

The film draws on everyday objects, portraits and ritual gestures recorded within lived environments. Displaced, recontextualized and reinscribed within natural and urban landscapes, these elements transform the filmed space into a zone of resistance against dominant narratives. In-situ interventions — music stands, symbolic markers and fleeting presences — operate as signs of reappropriation, bringing into view what institutional narratives often leave unseen.

By breaking with Western linear temporality, ITINERARIES proposes a fractured time in which ordinary scenes acquire the force of myth and everyday gestures become forms of archive. Its sound composition, built from voices, breaths, pulses and displaced rhythms, inscribes this plurality within a polyrhythmic structure that evokes both Caribbean mobility and the enduring traces of colonial history.

 

 

Conceived as a counter-cartography, the work questions representational frameworks, regimes of visibility and the erasure of minoritized memories. Through its hybrid dispositif, ITINERARIES invites viewers into an experience that is both political and poetic, where the image becomes a space for listening to the territories, bodies and imaginaries that shape the contemporary Caribbean. The artwork page likewise frames the piece as a video-art installation and emphasizes counter-cartography, Glissant’s notion of relation, in-situ interventions, and the invisibilization of Caribbean memories. (josemanlius.com)

 

Technical details
Video installation
6-minute loop
HD, 16:9
2015–2022

 


Photographie numérique. 2026 © José Man Lius
Exposition initiée par l’IDFC (Carré d’Art de Guadeloupe), en partenariat avec le Gouverneur général Sir Rodney Williams et le Consulat de France, réunissant quatre artistes français en résidence à la Government House d’Antigua, favorisant le dialogue entre cultures francophone et caribéenne.

 

REMERCIEMENTS ACKNOWLEDGMENTS


Remerciements à la DRAC à Basse-Terre, Guadeloupe, @PhilippeBON, conseiller pour les arts visuels et le cinéma, l’Alliance Française de la Dominique, la division culturelle de la Dominique, la DAC, Carré d’Art de Guadeloupe, le centre culturel du vieux moulin de Roseau , Dominique #ICFC @PatriciaTerriere @NathalieHainaut @AlexFalémé #affairesCulturellesGuadeloupe @Jean-MichelKnop #alliancefrancaiseroseau @maximeBonneau #CritiquedArt #FestivalImagesCaraïbes 2015 #TonyCOCOVILOIN #CarineIRÉNÉE #DanielGOUDROUFFE #FabienneVIALA #MémorialACTeGuadeloupe #Centredexpressionsetdemémoiredelatraiteetdelesclavage #Darboussier#PointeaPitre
le Comité des iles de Guadeloupe, Edf Guadeloupe, La Dolce vita, Pointe à pitre …