INTRUSION prend ses origines dans une expérience malheureuse au fond de la mer des Caraïbes à Basse-Terre. Alors que je filmais des sacs plastiques dérivant avec les courants marins, leur éclat sous la lumière m’évoquait la stratégie des cnidaires pour attirer des proies. J’ai réussi à capturer la beauté éphémère de ces créatures toxiques protéiformes qui, à leur tour, deviennent les proies de manchots, d’albatros, de thons et de tortues luth. Une fois révélées, les images reflétaient une luminescence oscillant entre le liquide et le minéral, que j’ai exploitée pour concevoir une installation de textures imprimées sur plexiglas, visant à immerger les visiteurs dans ce jeu d’aller-retour en trompe-l’œil où la proie devient prédatrice et vice versa.
INTRUSION trouve son origine dans une expérience vécue au large de Basse-Terre, dans la mer des Caraïbes. Alors que je filmais des sacs plastiques dérivant dans les profondeurs, leur éclat sous-marin me rappelait les stratégies d’attraction des cnidaires. J’ai capté la beauté paradoxale de ces formes protéiformes, à la fois fascinantes et mortifères, qui entrent dans la chaîne alimentaire comme des simulacres.
Une fois révélées, les images déployaient une luminescence ambiguë, oscillant entre liquide et minéral. Cette qualité optique a guidé la conception d’une installation de textures imprimées sur plexiglas. Le dispositif immerge le visiteur dans un trompe-l’œil sensoriel : un espace où la proie devient prédatrice, où le déchet mime le vivant, et où l’océan reflète la complexité troublée de nos sociétés contemporaines.