SKIN FLAG transforms the flag into skin and the body into a territory of memory and belonging. Made from recycled animal leather, its perforated banners shift between emblem, membrane, and living trace. From histories of bodily appropriation to contemporary questions of identity and borders, the project turns the flag from a symbol of separation into a porous threshold—imagining belonging through relation rather than exclusion.
SKIN FLAG — Détail. Objet-sculpture. Cuir animal recyclé, lacéré et découpé, monté sur une hampe d’apparat de la République française réemployée. Dimensions : 100 × 80 × 8 cm. 2019. © José Man Lius.
PROCESSION — DRAPEAU DE LA PEAU. Dunkerque. Photomontage numérique réalisé à partir d’une archive photographique familiale de 1981, réactivée en 2023. Une parade de jeunes majorettes, issue de la culture populaire et de ses rituels collectifs, devient le lieu d’une mémoire déplacée. L’archive intime conserve la trace d’une époque, de ses sociabilités et de ses formes ordinaires d’appartenance. Quarante ans plus tard, l’intervention numérique en trouble la lecture : aux emblèmes attendus se substituent des drapeaux organiques, proches de fragments de peau. Le signe collectif glisse alors du territoire vers le corps. Entre souvenir familial et mémoire sociale, l’image interroge ce que l’archive transmet, ce que le temps transforme et ce qu’une communauté choisit de faire emblème. Format : 35 × 35 cm. 1981–2023. © José Man Lius.
« Je transforme des fragments de cuir lacéré en drapeaux organiques. Entre animalité et humanité, ces surfaces déplacent les notions de marquage, d’appartenance et de dépossession. »

SKIN FLAG — OBJET · CORPS · GESTE . COLLECTIF. Étude d’action performative dans l’espace public. Des drapeaux de peau sont portés collectivement au sein d’une marche, transformant l’emblème en geste, en présence et en relation. Passant de main en main et de corps en corps, le drapeau ne désigne plus une identité nationale ou un territoire à défendre : il devient le signe mouvant d’une appartenance commune, traversée par la diversité des individus. La performance interroge ainsi ce que signifie appartenir sans posséder — un territoire, un corps, l’autre — et imagine l’espace public comme lieu possible d’une souveraineté partagée. Maquette et simulation numérique d’un avant-projet performatif, 2026. © José Man Lius.
SKIN FLAG — BRUN. Étude d’installation. Maquette et simulation numérique d’un avant-projet. Drapeau en cuir animal recyclé, lacéré et découpé. Ni couleur nationale ni signe univoque, le brun renvoie ici à la peau, à la terre et à la matérialité du vivant. Le drapeau quitte le registre de l’identité territoriale pour devenir une surface d’appartenance organique : une peau commune plutôt qu’une frontière. 2026. © José Man Lius.
5 × SKIN FLAGS — Vue d’installation. Installation issue de la série Skin Flags, initiée en 2019. Cinq objets-sculptures en cuir animal recyclé, lacéré et découpé, montés sur des hampes d’apparat de la République française réemployées. Suspendues dans l’espace, les peaux ajourées projettent leurs ombres sur l’architecture : entre peau, membrane et emblème, le drapeau devient une forme instable d’appartenance, interrogeant notre relation au corps, à la condition animale et au vivant. Vue de l’exposition Identités hybrides, Centre culturel 100ecs, Paris. Dimensions de l’installation : 110 × 70 × 15 cm. 2021. © José Man Lius.
Vue de l’exposition Identités hybrides, Centre culturel 100ecs, Paris. Cinq drapeaux en cuir animal recyclé, lacéré et découpé, 110 × 70 × 15 cm chacun. 2021. © José Man Lius.
14 SKIN FLAGS — École, Paris 17ᵉ. Étude d’installation. Maquette et simulation numérique d’un avant-projet non réalisé. Quatorze drapeaux en cuir animal recyclé, lacéré et découpé, sont alignés et suspendus à des hampes reprenant les codes de l’apparat républicain. Issue exclusivement de rebuts de l’industrie textile et sourcée auprès de La Réserve des arts, la matière est ici réemployée plutôt que produite. La peau, soustraite au rebut, conserve la trace du vivant dont elle provient. Devenue drapeau, elle déplace l’emblème collectif vers une interrogation sur la condition animale, nos modes de production et notre responsabilité envers le vivant. Dimensions : 80 × 80 × 160 cm par élément. 2026. © José Man Lius.
SKIN FLAG — BRUN. Étude d’installation. Maquette et simulation numérique d’un avant-projet. Drapeau en cuir animal recyclé, lacéré et découpé. Ni couleur nationale ni signe univoque, le brun renvoie ici à la peau, à la terre et à la matérialité du vivant. Le drapeau quitte le registre de l’identité territoriale pour devenir une surface d’appartenance organique : une peau commune plutôt qu’une frontière. 2026. © José Man Lius.
SKIN FLAG — DRAPEAU BLANC. Objet-sculpture en cuir animal recyclé, lacéré et ajouré, monté sur une hampe d’apparat de la République française réemployée. Associé à la paix, à la trêve et à la suspension du conflit, le blanc devient ici celui d’une peau paradoxale : une matière animale rendue presque immatérielle par le vide. Lacéré mais ouvert, le drapeau ne protège ni ne délimite ; il laisse circuler l’air, la lumière et le regard. L’emblème territorial se transforme ainsi en membrane vulnérable, faisant du seuil et de la porosité les conditions possibles d’une relation à l’autre. Vue de l’exposition Contre Nature, Atelier Alfred Boucher, Fondation La Ruche-Seydoux, Paris. Dimensions : 140 × 100 × 80 cm. 2021. © José Man Lius.
X2 SKIN FLAGS. Maquette et simulation numérique d’un avant-projet. Deux objets-sculptures en cuir animal recyclé, lacéré, découpé et ajouré, montés sur des hampes d’apparat de la République française réemployées. Ici, le blanc n’est plus seulement celui de la paix ou de la trêve : associé au lambeau, à la dépouille et à la ruine, il évoque ce qui subsiste après l’effacement. Lacérée jusqu’à perdre presque sa surface, la peau devient vestige d’un emblème : une présence fragile, suspendue entre disparition et survivance. Le drapeau ne représente plus un territoire ; il en devient la trace, comme l’épave d’une appartenance passée. Dimensions : 240 × 120 × 80 cm. 2026. © José Man Lius.
SKIN FLAG — MUE. Étude d’objet-sculpture. Structure en cuir animal recyclé, lacéré et ajouré. Sans hampe ni territoire à représenter, la peau devient enveloppe : elle évoque simultanément le corset, la cage thoracique, la dépouille et la mue. Suspendue entre corps absent et forme en devenir, elle conserve moins une identité qu’une trace de présence. Maquette et simulation numérique. Dimensions variables. 2026. © José Man Lius.
SKIN FLAG — TERRITOIRE SANS FRONTIÈRE. Maquette et simulation numérique d’un avant-projet. Un drapeau de peau ajouré s’élève dans le paysage comme l’emblème d’un territoire impossible à circonscrire. Sa surface ne sépare plus : elle laisse passer le ciel, la lumière et l’ailleurs. Réduit à une trame, le drapeau devient la cartographie fragile d’une appartenance fondée sur les relations plutôt que sur les frontières. Cuir animal recyclé, découpé et ajouré. 2026. © José Man Lius.

9 SKIN FLAGS. RAUMPLAN — NEUE GALERIE, Autriche. Étude d’implantation. Maquette et simulation numérique d’un projet non réalisé de drapeaux en cuir, contextualisé dans l’espace de la galerie. L’étude explore la relation entre peau, emblème et architecture, ainsi que la manière dont la répétition des drapeaux reconfigure symboliquement l’espace d’exposition. 2019. © José Man Lius.


SKIN FLAGS / WEAPONS. Étude d’installation. Fragments de cuir animal issus de rebuts de l’industrie textile, réemployés, lacérés et ajourés, suspendus à des hampes dont les extrémités évoquent la forme de la lance. Entre emblème et arme symbolique, peau vulnérable et affirmation territoriale, l’installation interroge la proximité historique entre représentation, appartenance et pouvoir. 2026. © José Man Lius.
Vue de l’exposition Identités hybrides, Centre culturel 100ecs, Paris. Drapeaux en cuir animal recyclé, lacéré et découpé, 110 × 70 × 15 cm chacun. 2021. © José Man Lius.
Le territoire devient relation.
La frontière devient seuil.
L’appartenance devient coexistence.